La Turquie Orientale

İncountournable 15 jours Availability: 15-04-2019
Adana, Reşatbey Mahallesi, Seyhan/Adana, Türkiye Voyages Culturels

Ce grand voyage exceptionnel aborde un visage peu connu de la Turquie. Pourtant, ces régions de Turquie, du golfe d’Alexandrette aux rivages de la Mer Noire, en traversant les profondeurs du plateau anatolien, recèlent des trésors cachés, parfois difficiles d’accès, où se mêlent les réalisations les plus folles et les plus inattendues des multiples cultures qui s’y succédèrent : le tombeau monumental d’Antiochos de Commagène sur le Nimrut Dag, bordé de statues démesurées, l’église d’Aktamar sur le Lac de Van, l’étrange ville morte arménienne d’Ani abandonnée depuis le XIVe siècle, les églises géorgiennes de la région d’Artvin, le monastère grec de Sumela, suspendu, à flanc de falaise, dans le temps et l’espace, les prodigieuses réalisations architecturales des Turcs Seljoukides qui, au XIIe et XIIIe siècle, couvrirent l’Anatolie de mosquées et de caravansérails,… et Hattusa, la capitale hittite…

 

Jour 1 : Paris / Istanbul / Adana
Vol Paris / Adana via Istanbul sur ligne régulière. Transfert à l’hôtel.Nuit à Adana.

Jour 2 : Adana – Yilanli Kale – Karatepe – Adiyaman
Le château de  » Yilanli Kale  » (le château aux serpents) domine de sa masse imposante la plaine de Cilicie. Cette place forte, dans un état de conservation remarquable, garde tout son mystère. On sait seulement qu’elle faisait partie de la constellation des citadelles du royaume de Petite Arménie (installé en Cilicie du XIIe au XIVe siècle) et qu’elle fut construite à la fin du XIIe siècle.Karatepe, agréablement située au milieu des pins, fut peut être la résidence d’été d’un souverain hittite au XIIIe siècle avant notre ère. Le palais, lieu de plaisir, est encore orné de nombreux bas reliefs aux thèmes naturalistes et anecdotiques.Dîner et nuit à Adiyaman

Jour 3 : Adiyaman – Nemroud Dag – Urfa
Très tôt le matin, nous gagnerons le Nimroud Dag, un mont de l’anti-Taurus à 2150 m d’altitude où repose le complexe monumental le plus fameux du pays. Il fut érigé par Antiochos 1er Epiphane, roi de Commagène de 64 à 39 avant J.C. Il prétendait descendre de Darius Ier par son père et d’Alexandre le Grand par sa mère, et faire ainsi de son royaume un trait d’union entre l’Orient et l’Occident.Il fit élever un tumulus à la gloire de ses ancêtres et à sa propre gloire. Le tumulus est une sorte de pyramide de 60 m de hauteur et de 150 m de diamètre faite de 35000 m3 de cailloux de la taille du poing soigneusement empilés et qu’il est impossible d’enlever sans éboulement. Il est encadré de trois terrasses de 80 m de long recouvertes de stèles et des fameuses têtes, de taille impressionnante, représentant différents dieux grecs et perses. En redescendant, près des ruines d’Arsameia, l’ancienne capitale de Commagène, nous découvrirons le Tumulus de Karakus (Ier siècle av. J.C.) dédié par le roi Mithridate à sa mère.· Nous gagnerons en fin d’après-midi Urfa.Dîner et nuit à Urfa.

Jour 4 : Urfa – Harran
Découverte d’Urfa, l’ancienne Edesse des Croisés. Tout d’abord, nous verrons les vestiges de sa citadelle dont il reste l’impressionnant fossé entièrement creusé dans la roche, puis le  » bassin aux carpes d’Abraham « . Abraham qui prêchait le dieu unique aurait été condamné à mort par le roi assyrien Nemrod et aurait transformé le feu de son bûcher en eau et les bûches en carpes. Abraham est considéré comme un prophète par les musulmans. Un ensemble de mosquées et medersas se reflètent dans les eaux du bassin.Nous prendrons également le temps de flâner dans le bazar d’Urfa, sans aucun doute la ville la plus  » orientale  » de Turquie.Nous gagnerons Harran, une très ancienne cité mésopotamienne, attachée également au souvenir d’Abraham qui y aurait séjourné en se rendant en Canaan. Harran est aujourd’hui un curieux village aux maisons en forme de pain de sucre, caractéristiques de la région, blotties contre la citadelle médiévale.Dîner et nuit à Urfa.

Jour 5 : Urfa – Diyarbakir – Van.
Cette longue journée de route nous mènera à travers les rudes montagnes qui enserrent le plateau anatolien jusqu’aux abords du Lac de Van, en passant par Diyarbekir dont les sombres murailles enserrent la vielle ville.Dîner et nuit à Van.

Jour 6 : Van – Dogubayezit.
Tout concourt à faire de l’église de la Sainte Croix d’Aktamar, un monument exceptionnel : le site d’une beauté rare : une île rocheuse émerge des eaux du lac de Van, bordé par l’arc aride des montagnes ; la profusion du décor sculpté qui orne l’extérieur de l’église, les peintures au style orientalisant qui couvrent l’intérieur et son état de conservation étonnant après mille ans d’existence… Le Roi du Vaspurakan, Gagik, fit de l’île sa résidence et y fît bâtir un palais aujourd’hui disparu et l’église de la Sainte Croix, véritable chef-d’œuvre d’harmonie.Nous nous rendrons également à la citadelle de Van. D’époque essentiellement seljoukide et ottomane, elle occupe l’acropole de l’antique Toushpa. On peut y voir deux tombeaux rupestres et des inscriptions ourartéennes et perses.Nous ferons route plus à l’est encore vers Dogubayezit, la ville la plus orientale de Turquie, à la frontière iranienne. De très loin, apparaît le cône volcanique aux neiges éternelles du Mont Ararat qui domine toute la région du haut de ses 5160 mètres d’altitude. Le Mont Ararat, montagne sacrée pour les Arméniens, est le lieu mythique où, selon la tradition biblique, se serait posée l’Arche de Noé après le déluge.Dîner et nuit à Dogubayezit.

Jour 7 : Dogubayezit – Ani – Kars.
Proche de la ville se dresse, sur un piton rocheux, le Palais d’Ishakpasha. Ce gouverneur kurde qui vécut au début du XVIIIe siècle se fit construire un palais d’été en empruntant à toutes les traditions architecturales de la région : perse, seljoukide, arménienne, ottomane. Le résultat de cette  » folie  » d’un genre particulier est saisissant.Tout proche de la frontière avec l’Arménie, la ville morte d’Ani se dresse au milieu d’une steppe désolée. Il se dégage de ces lieux, hantés par le souvenir du brillant royaume arménien des Bagratides, une forte impression. Ani fut leur capitale au Xe siècle. Les puissantes murailles protègent encore de l’oubli les riches églises de la ville, la cathédrale, l’église Saint-Sauveur, l’église Saint-Grégoire de Honentz, témoins d’une splendeur perdue.
Dîner et nuit à Kars.

Jour 8 : Kars – les églises géorgiennes – Artvin.
Le matin nous découvrirons la ville de Kars, dominée par sa sombre citadelle. La ville a conservé de l’occupation tsariste, à la fin du siècle dernier, une atmosphère provinciale russe, singulière. Nous visiterons le musée de la ville et l’église arménienne des Saints Apôtres transformée en mosquée au XVIe siècle.A partir de Kars, la route quitte les plateaux d’Anatolie pour s’enfoncer dans un paysage alpestre de vallées et de torrents. Du VIIe au XIIe siècle, le royaume chrétien de Géorgie s’étendit jusqu’à ces vallées isolées et marqua les lieux de son empreinte par de nombreuses constructions d’églises et de monastères.L’église d’Ishan est l’une des plus anciennes églises géorgiennes. Ce joyau de l’architecture géorgienne et arménienne, avec sa coupole à toit pyramidal sur un tambour à arcature surmontant un plan en croix grecque, a conservé une importante partie de son décor sculpté.Pour rejoindre Artvin, la route emprunte les étroites et profondes gorges qui enserrent la vallée du Coruh, peuplée de villages à l’architecture traditionnelle.Dîner et nuit à Artvin.

Jour 9 : Artvin – Erzurum
Le monastère d’Ösk Vank fut au Xe siècle le centre rayonnant le plus important de la chrétienté géorgienne. La vaste église du monastère, dédiée à la Déisis, comporte de beaux décors extérieurs sculptés orientalisants.Erzurum fut parmi les premières places occupées par les Turcs à leur arrivée en Anatolie. Les Sultans Seljoukides l’embellirent de nombreuses fondations pieuses comme la  » çifte minare medressesi « , une école coranique du milieu du XIIIe siècle, au portail décoré de moulures sculptées et de deux minarets cannelés couverts de faïences turquoises. Attenant à la mosquée, nous verrons le  » Hatuniye Türbesi « , un mausolée dont la forme rappelle celle des tentes des Turcs nomades.Dîner et nuit à Erzurum.

Jour 10 : Erzurum – Sumela – Trabzon
Nous nous rendrons ensuite au monastère de Sumela, un point fort de tout voyage en Turquie orientale. Ce monastère grec, fondé au IVe siècle et occupé jusqu’en 1923, surprend par la singularité de son architecture et de son emplacement. Accroché aux flancs d’une vertigineuse falaise, l’église de l’Assomption, encore décorée de ses peintures murales, et les bâtiments conventuels semblent suspendus entre ciel et terre.
Après avoir franchi les reliefs boisés de la chaîne pontique, la route plonge vers les rives de la Mer Noire et Trabzon. La façade maritime des montagnes est couverte de forêts de conifères et surtout des fameuses plantations de thé.Dîner et nuit à Trabzon.

Jour 11 : Trabzon – Giresun – Fatsa
Trabzon, l’ancienne Trébizonde, fut le poste avancé de la présence grecque puis byzantine sur la Mer Noire. Du XIIIe au XIVe siècle, la famille impériale byzantine, les Comnènes, en fit une ville très prospère. Trébizonde fut le dernier bastion aux mains des byzantins après la chute de Constantinople avant de tomber à son tour en 1461 au pouvoir des ottomans. L’église Sainte-Sophie, bâtie au début du XIIIe siècle sur un promontoire qui domine la mer, est sans doute le témoin le plus remarquable de cette époque faste. Elle a conservé une grande partie de son décor peint original.Notre route serpente encore entre les forêts qui bordent la mer avant de pénétrer à nouveau les steppes d’altitude du plateau anatolien.Dîner et nuit à Fatsa.

Jour 12 : Fatsa – Tokat – Sivas.
Départ le matin en bus pour la ville de Tokat. A Tokat, parmi les monuments seljoukides les plus remarquables, on verra la Gök medrese, une école coranique du XIIIe siècle, aujourd’hui musée archéologique, dont les décors floraux ou géométriques de faïence et briques vernissées sont d’un grand raffinement. Nous nous promènerons également dans le bazar bordé de caravansérails ottomans qui témoignent de la séculaire vocation commerciale de Tokat.La richesse architecturale de Sivas est sans doute encore plus éclatante comme le démontrent la çifte Minare Medresesi au portail somptueusement sculpté, la Sifaye Medresesi et la Gök Medrese.Dîner et nuit à Sivas.

Jour 13 : Sivas – Bogazköy.
Notre première étape nous mènera à Alacahöyük, où les tombes dites  » royales  » (2200/1900 av. J.C) ont livré des chefs-d’œuvre : bijoux, armes, vaisselle d’or exposés au musée d’Ankara. Les vestiges visibles aujourd’hui ; notamment la très belle Porte des Sphinx, sont de la période du nouvel Empire hittite.Nous nous rendrons à Bogazköy, l’antique Hattusa, la capitale de l’Empire Hittite, cette civilisation guerrière et mal connue qui du XVIIe au XIIIe av. J.C. étendit son pouvoir jusqu’à l’Euphrate et la Syrie. Au cœur des paysages sauvages du plateau anatolien, il reste les imposants vestiges des murailles de la ville, des châteaux, des temples….Dîner et nuit à Bogazköy.

Jour 14 : Bogazköy – Ankara.
Avant de rejoindre Ankara, nous complèterons la visite de l’ancienne capitale de l’empire Hittite par une excursion au sanctuaire de Yazilkaya, où d’étonnants bas-reliefs funéraires représentent les divinités hittites.Mustafa Kemal Atatürk érigea Ankara au rang de capitale pour ancrer la nouvelle Turquie au cœur de l’Anatolie. Le Musée des Civilisations anatoliennes, l’un des plus beaux musées de Turquie, illustre parfaitement la richesse des civilisations qui se sont succédées sur le sol anatolien depuis le néolithique. En particulier, nous nous attarderons sur la période hittite, avec de très beaux objets provenant de Bogazköy.Dîner et nuit à Ankara.

Jour 15 : Ankara / Paris.
Retour à Paris via Istanbul sur vol régulier.

 

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1 Review

  1. avatar
    Agathe
    6:24 - 18/05/2017 / Reply

    je reviens de Turquie, nous avons apprécié l’organisation, guide gentil et très compétant.

    5

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