
LA
TURQUÝE ORÝENTALE
Séjour 15 jours
Ce grand voyage exceptionnel aborde un visage peu connu de la
Turquie. Pourtant, ces régions de Turquie, du golfe d’Alexandrette
aux rivages de la Mer Noire, en traversant les profondeurs du
plateau anatolien, recèlent des trésors cachés, parfois difficiles
d’accès, où se mêlent les réalisations les plus folles et les
plus inattendues des multiples cultures qui s’y succédèrent :
le tombeau monumental d’Antiochos de Commagène sur le Nimrut Dag,
bordé de statues démesurées, l’église d’Aktamar sur le Lac de
Van, l’étrange ville morte arménienne d’Ani abandonnée depuis
le XIVe siècle, les églises géorgiennes de la région d’Artvin,
le monastère grec de Sumela, suspendu, à flanc de falaise, dans
le temps et l’espace, les prodigieuses réalisations architecturales
des Turcs Seljoukides qui, au XIIe et XIIIe siècle, couvrirent
l’Anatolie de mosquées et de caravansérails,...et Hattusa, la
capitale hittite...
Jour
1 : Paris / Istanbul / Adana
Vol Paris / Adana via Istanbul sur ligne régulière. Transfert
à l’hôtel.Nuit à Adana.
Jour 2 : Adana - Yilanli
Kale – Karatepe - Adiyaman
Le château de " Yilanli Kale " (le château aux serpents)
domine de sa masse imposante la plaine de Cilicie. Cette place
forte, dans un état de conservation remarquable, garde tout
son mystère. On sait seulement qu’elle faisait partie de la
constellation des citadelles du royaume de Petite Arménie
(installé en Cilicie du XIIe au XIVe siècle) et qu’elle fut
construite à la fin du XIIe siècle.Karatepe, agréablement
située au milieu des pins, fut peut être la résidence d’été
d’un souverain hittite au XIIIe siècle avant notre ère. Le
palais, lieu de plaisir, est encore orné de nombreux bas reliefs
aux thèmes naturalistes et anecdotiques.Dîner et nuit à Adiyaman |
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Jour 3 :
Adiyaman - Nemroud Dag - Urfa
Très tôt le matin, nous gagnerons le Nemroud Dag, un mont de l’anti-Taurus
à 2150 m d’altitude où repose le complexe monumental le plus fameux
du pays. Il fut érigé par Antiochos 1er Epiphane, roi de Commagène
de 64 à 39 avant J.C. Il prétendait descendre de Darius Ier par
son père et d’Alexandre le Grand par sa mère, et faire ainsi de
son royaume un trait d’union entre l’Orient et l’Occident.Il fit
élever un tumulus à la gloire de ses ancêtres et à sa propre gloire.
Le tumulus est une sorte de pyramide de 60 m de hauteur et de
150 m de diamètre faite de 35000 m3 de cailloux de la taille du
poing soigneusement empilés et qu’il est impossible d’enlever
sans éboulement. Il est encadré de trois terrasses de 80 m de
long recouvertes de stèles et des fameuses têtes, de taille impressionnante,
représentant différents dieux grecs et perses. En redescendant,
près des ruines d’Arsameia, l’ancienne capitale de Commagène,
nous découvrirons le Tumulus de Karakus (Ier siècle av. J.C.)
dédié par le roi Mithridate à sa mère.• Nous gagnerons en fin
d’après-midi Urfa.Dîner et nuit à Urfa.

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Jour 4 :
Urfa - Harran
Découverte d’Urfa, l’ancienne Edesse des Croisés. Tout d’abord,
nous verrons les vestiges de sa citadelle dont il reste l’impressionnant
fossé entièrement creusé dans la roche, puis le " bassin
aux carpes d’Abraham ". Abraham qui prêchait le dieu
unique aurait été condamné à mort par le roi assyrien Nemrod
et aurait transformé le feu de son bûcher en eau et les bûches
en carpes. Abraham est considéré comme un prophète par les
musulmans. Un ensemble de mosquées et medersas se reflètent
dans les eaux du bassin.Nous prendrons également le temps
de flâner dans le bazar d’Urfa, sans aucun doute la ville
la plus " orientale " de Turquie.Nous gagnerons
Harran, une très ancienne cité mésopotamienne, attachée également
au souvenir d’Abraham qui y aurait séjourné en se rendant
en Canaan. Harran est aujourd’hui un curieux village aux maisons
en forme de pain de sucre, caractéristiques de la région,
blotties contre la citadelle médiévale.Dîner et nuit à Urfa.
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Jour 5 : Urfa – Diyarbakir
- Van.
Cette longue journée de route nous mènera à travers les rudes
montagnes qui enserrent le plateau anatolien jusqu’aux abords
du Lac de Van, en passant par Diyarbekir dont les sombres murailles
enserrent la vielle ville.Dîner et nuit à Van.
Jour 6 : Van - Dogubayezit.
Tout concourt à faire de l’église de la Sainte Croix d’Aktamar,
un monument exceptionnel : le site d’une beauté rare : une
île rocheuse émerge des eaux du lac de Van, bordé par l’arc
aride des montagnes ; la profusion du décor sculpté qui orne
l’extérieur de l’église, les peintures au style orientalisant
qui couvrent l’intérieur et son état de conservation étonnant
après mille ans d’existence... Le Roi du Vaspurakan, Gagik,
fit de l’île sa résidence et y fît bâtir un palais aujourd’hui
disparu et l’église de la Sainte Croix, véritable chef-d’¶uvre
d’harmonie.Nous nous rendrons également à la citadelle de
Van. D’époque essentiellement seljoukide et ottomane, elle
occupe l’acropole de l’antique Toushpa. On peut y voir deux
tombeaux rupestres et des inscriptions ourartéennes et perses.Nous
ferons route plus à l’est encore vers Dogubayezit, la ville
la plus orientale de Turquie, à la frontière iranienne. De
très loin, apparaît le cône volcanique aux neiges éternelles
du Mont Ararat qui domine toute la région du haut de ses 5160
mètres d’altitude. Le Mont Ararat, montagne sacrée pour les
Arméniens, est le lieu mythique où, selon la tradition biblique,
se serait posée l’Arche de Noé après le déluge.Dîner et nuit
à Dogubayezit. |
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Jour 7
: Dogubayezit – Ani - Kars.
Proche de la ville se dresse, sur un piton rocheux, le Palais
d’Ishakpasha. Ce gouverneur kurde qui vécut au début du XVIIIe
siècle se fit construire un palais d’été en empruntant à toutes
les traditions architecturales de la région : perse, seljoukide,
arménienne, ottomane. Le résultat de cette " folie "
d’un genre particulier est saisissant.Tout proche de la frontière
avec l’Arménie, la ville morte d’Ani se dresse au milieu d’une
steppe désolée. Il se dégage de ces lieux, hantés par le souvenir
du brillant royaume arménien des Bagratides, une forte impression.
Ani fut leur capitale au Xe siècle. Les puissantes murailles protègent
encore de l’oubli les riches églises de la ville, la cathédrale,
l’église Saint-Sauveur, l’église Saint-Grégoire de Honentz, témoins
d’une splendeur perdue.
Dîner et nuit à Kars.
Jour 8 : Kars - les églises
géorgiennes - Artvin.
Le matin nous découvrirons la ville de Kars, dominée par sa sombre
citadelle. La ville a conservé de l’occupation tsariste, à la
fin du siècle dernier, une atmosphère provinciale russe, singulière.
Nous visiterons le musée de la ville et l’église arménienne des
Saints Apôtres transformée en mosquée au XVIe siècle.A partir
de Kars, la route quitte les plateaux d’Anatolie pour s’enfoncer
dans un paysage alpestre de vallées et de torrents. Du VIIe au
XIIe siècle, le royaume chrétien de Géorgie s’étendit jusqu’à
ces vallées isolées et marqua les lieux de son empreinte par de
nombreuses constructions d’églises et de monastères.L’église d’Ishan
est l’une des plus anciennes églises géorgiennes. Ce joyau de
l’architecture géorgienne et arménienne, avec sa coupole à toit
pyramidal sur un tambour à arcature surmontant un plan en croix
grecque, a conservé une importante partie de son décor sculpté.Pour
rejoindre Artvin, la route emprunte les étroites et profondes
gorges qui enserrent la vallée du Coruh, peuplée de villages à
l’architecture traditionnelle.Dîner et nuit à Artvin.
Jour 9 : Artvin - Erzurum
Le monastère d’Ösk Vank fut au Xe siècle le centre rayonnant le
plus important de la chrétienté géorgienne. La vaste église du
monastère, dédiée à la Déisis, comporte de beaux décors extérieurs
sculptés orientalisants.Erzurum fut parmi les premières places
occupées par les Turcs à leur arrivée en Anatolie. Les Sultans
Seljoukides l’embellirent de nombreuses fondations pieuses comme
la " çifte minare medressesi ", une école coranique
du milieu du XIIIe siècle, au portail décoré de moulures sculptées
et de deux minarets cannelés couverts de faïences turquoises.
Attenant à la mosquée, nous verrons le " Hatuniye Türbesi
", un mausolée dont la forme rappelle celle des tentes des
Turcs nomades.Dîner et nuit à Erzurum.
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Jour 10 : Erzurum –
Sumela - Trabzon
Nous nous rendrons ensuite au monastère de Sumela, un point
fort de tout voyage en Turquie orientale. Ce monastère grec,
fondé au IVe siècle et occupé jusqu’en 1923, surprend par
la singularité de son architecture et de son emplacement.
Accroché aux flancs d’une vertigineuse falaise, l’église de
l’Assomption, encore décorée de ses peintures murales, et
les bâtiments conventuels semblent suspendus entre ciel et
terre.
Après avoir franchi les reliefs boisés de la chaîne pontique,
la route plonge vers les rives de la Mer Noire et Trabzon.
La façade maritime des montagnes est couverte de forêts de
conifères et surtout des fameuses plantations de thé.Dîner
et nuit à Trabzon. |
Jour 11
: Trabzon – Giresun - Fatsa
Trabzon, l’ancienne Trébizonde, fut le poste avancé de la présence
grecque puis byzantine sur la Mer Noire. Du XIIIe au XIVe siècle,
la famille impériale byzantine, les Comnènes, en fit une ville
très prospère. Trébizonde fut le dernier bastion aux mains des
byzantins après la chute de Constantinople avant de tomber à son
tour en 1461 au pouvoir des ottomans. L’église Sainte-Sophie,
bâtie au début du XIIIe siècle sur un promontoire qui domine la
mer, est sans doute le témoin le plus remarquable de cette époque
faste. Elle a conservé une grande partie de son décor peint original.Notre
route serpente encore entre les forêts qui bordent la mer avant
de pénétrer à nouveau les steppes d’altitude du plateau anatolien.Dîner
et nuit à Fatsa.
Jour 12 : Fatsa - Tokat
- Sivas.
Départ le matin en bus pour la ville de Tokat. A Tokat, parmi
les monuments seljoukides les plus remarquables, on verra
la Gök medrese, une école coranique du XIIIe siècle, aujourd’hui
musée archéologique, dont les décors floraux ou géométriques
de faïence et briques vernissées sont d’un grand raffinement.
Nous nous promènerons également dans le bazar bordé de caravansérails
ottomans qui témoignent de la séculaire vocation commerciale
de Tokat.La richesse architecturale de Sivas est sans doute
encore plus éclatante comme le démontrent la çifte Minare
Medresesi au portail somptueusement sculpté, la Sifaye Medresesi
et la Gök Medrese.Dîner et nuit à Sivas. |
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Jour 13 : Sivas - Bogazköy.
Notre première étape nous mènera à Alacahöyük, où les tombes dites
" royales " (2200/1900 av. J.C) ont livré des chefs-d’¶uvre
: bijoux, armes, vaisselle d’or exposés au musée d’Ankara. Les
vestiges visibles aujourd’hui ; notamment la très belle Porte
des Sphinx, sont de la période du nouvel Empire hittite.Nous nous
rendrons à Bogazköy, l’antique Hattusa, la capitale de l’Empire
Hittite, cette civilisation guerrière et mal connue qui du XVIIe
au XIIIe av. J.C. étendit son pouvoir jusqu’à l’Euphrate et la
Syrie. Au c¶ur des paysages sauvages du plateau anatolien, il
reste les imposants vestiges des murailles de la ville, des châteaux,
des temples….Dîner et nuit à Bogazköy.
Jour 14 : Bogazköy - Ankara.
Avant de rejoindre Ankara, nous complèterons la visite de l’ancienne
capitale de l’empire Hittite par une excursion au sanctuaire de
Yazilkaya, où d’étonnants bas-reliefs funéraires représentent
les divinités hittites.Mustafa Kemal Atatürk érigea Ankara au
rang de capitale pour ancrer la nouvelle Turquie au c¶ur de l’Anatolie.
Le Musée des Civilisations anatoliennes, l’un des plus beaux musées
de Turquie, illustre parfaitement la richesse des civilisations
qui se sont succédées sur le sol anatolien depuis le néolithique.
En particulier, nous nous attarderons sur la période hittite,
avec de très beaux objets provenant de Bogazköy.Dîner et nuit
à Ankara.
Jour 15 : Ankara / Paris.
Retour à Paris via Istanbul sur vol régulier.
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